Bill Vorn

SOFT METAL
Exposition
Mardi 21 Janvier 2014 - 18:30 - Dimanche 23 Mars 2014 - 18:00
Présentation

Rejoindre l'événement FACEBOOK
Originaire de Montréal, Bill Vorn est un artiste de l’automation oeuvrant sur la scène internationale des arts électroniques depuis plus d’une vingtaine d’années.

Ses projets d’installation et de performance utilisent la robotique, le contrôle de mouvement, le son, la lumière, la vidéo et les processus cybernétiques. Il poursuit ses recherches sur la Vie Artificielle à travers une démarche artistique basée sur «l’esthétique des comportements artificiels».

Pour l’exposition Soft Metal, il poursuit sa démarche artistique sur l’exploration du phénomène de projection des spectateurs sur ses machines. Des « Hysterical Machines » au « Red Light » en passant par « DSM-VI », sa dernière pièce composée d’une dizaine de machines psychotiques et autistes, ou encore « Partie de chasse », Bill Vorn provoque l’empathie sinon la réaction des spectateurs envers des personnages qui ne sont rien de plus que des structures de métal articulées. Ni animales ni humaines, ces créatures forcent pourtant chez celui qui les observe, un inévitable réflexe d’anthropomorphisme mettant tous les sens au défi : la machine n’est pas présentée comme un automate spécialisé ou un virtuose, mais plutôt comme une oeuvre d’art animée et expressive.

Relayé par un véritable travail scénographique, Bill Vorn explore également l’utilisation du son et de la lumière à travers la simulation de fonctions organiques et la création d’architectures virtuelles dynamiques.

INTERVIEW DE BILL VORN

Soft Metal... Pouvez-vous nous expliquer pourquoi associer deux notions a priori si différentes ?
Le titre vient d’une démarche que j’ai autour de la notion de « Soft Control ». Ça veut dire contrôler (une machine) tout en laissant un certain degré d’autonomie. Je pense que ça s’applique très bien à mes robots. Soft Metal c’est aussi la quête de l’humanisation de la machine, donnez une âme à l’objet.

Ce phénomène de projection du spectateur sur vos machines, vous l’expliquez comment ?
Pour moi, c’est une sorte de réflexe que nous avons tous: dès que quelque chose bouge devant nous, ou mieux encore réagit physiquement à notre présence, nous avons tendance à anthropomorphiser et projeter nos sensations et nos sentiments vers cet objet, même si celui-ci n’est finalement qu’une machine.

En quelques mots, que trouverons-nous dans cette exposition ?
Principalement quatre installations différentes (Hysterical Machines, Mega Hysterical Machine, Red Light et DSMVI) intégrées dans un seul environnement. Il y aura aussi des images et des vidéos d’autres pièces que j’ai faites depuis 1993 ainsi que du processus créatif derrière cette production, mais le plus important c’est la présence des robots.

Pouvez-vous nous dire comment seront mis en scène ces robots dans les espaces d’exposition ?
Le concept de base est de créer un environnement qui appartienne aux robots, une sorte d’univers de machines où les visiteurs sont des intrus. C’est un environnement étrange plutôt sombre où la lumière, le son et le mouvement sont produits principalement par les machines. C’est ce qui leur donne une certaine expression ainsi qu’une certaine personnalité.

Images de présentation: