Cie Lionel Hoche

Ont été créées lors de la résidence de la Compagnie Lionel Hoche au Centre des Arts d’Enghien les Bains 2013-2015

Sous le signe du fantastique.

Le fantastique, fil rouge des créations depuis plusieurs années, articule des imaginaires communs et appelle des échanges denses avec des générations, des cultures et des sensibilités diverses. Avec Entrelacs d’abord qui évoque des figures mythiques du genre (lors de notre résidence de création de 2010), Des écumes civiles qui joue du monstre, et avec Corrélations (en 2012) et puis Flashville en 2013 et jusqu’à M.M.O en 2015, la compagnie invite ces publics à un plongeon tantôt ludique, tantôt inquiétant, parfois déstabilisant mais toujours fascinant dans cette thématique que nous nommons outremonde.


23 mars 2013 : « faits & gestes », lancement de la résidence

Soirée déambulatoire autour d’extraits de pièces du répertoire, d’installations chorégraphiques et plastiques, de films et de compilations d’images… Il s’agit de faire résonner le travail de la compagnie avec ses références et sources (cinématographiques, littéraires et autres) et les corps de ceux (interprètes) qui incarnent ces univers, qui se prêtent à ce jeu kaléidoscopique.

Corrélations (extraits) from lionel hoche on Vimeo.


16 novembre 2013 : Création de Flashville pour 10 danseurs et orchestre symphonique, sur la Symphonie fantastique de Berlioz, interprétée par l’Orchestre-Atelier OstinatO, sous la direction de Philippe Hui

Lionel Hoche montre ici son goût prononcé pour l’imaginaire fantastique en revisitant un monument de la musique classique. Il s’empare d’une pièce singulière: la Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz pour créer Flashville , une chorégraphie irradiée, peuplée de figures doubles et insaisissables. Autour d’un duo amoureux aux couleurs pop se dessine une ville abstraite et changeante au sein de laquelle se déploie une nuée de danseurs. « Elle », la figure féminine de ce duo, est à l’image des héroïnes du cinéma de David Lynch : multiple et inquiétante. « Lui », dans une quête d’idéal amoureux, poursuit cette chimère, comme une idée fixe. Dans une époque contemporaine dépourvue d’étrangeté, Lionel Hoche profite de la scène pour exprimer cette poésie du mystère et cette esthétique du bizarre qui lui sont chères.

Flashville - Teaser - Compagnie Lionel Hoche from lionel hoche on Vimeo.


7 février 2014 : « mater dolorosa » , improvisation dansée de Lionel Hoche, sur le stabat mater de Vivaldi, à l’occasion du concert de Gérard Lesne et Il Seminario Musicale


Lundijeudi est un solo mi-autobiographique mi-fictionnel, construit sous la forme du collage. Une collection de mémoires où se confrontent la grande et la petite histoire, l’anecdotique et l’universel, le vrai et le faux, la danse et le monde. Lionel Hoche nous délivre des pans de son histoire et de celle de la danse des trente dernières années sur un ton humoristique et décalé.

Pièce charnière dans l’histoire de la Compagnie Lionel Hoche, Volubilis invente à partir d’un concerto de Bach une danse articulée qui fait surgir des coïncidences existantes entre des époques et des esthétiques pourtant très différentes.

lundijeudi (teaser) - création 2014 from lionel hoche on Vimeo.


15-16 juin 2014 : dans le cadre du festival Bains Numériques# 8 création d’une installation-performance F.O.G, à la Maison du Lac à Enghien-les-Bains

Clin d’oeil au Locus Solus de Raymond Roussel…

Martial Canterel, scientifique et inventeur, invite ses collègues à visiter son domaine – une villa et un grand parc – appelé « Locus Solus ». Ils y découvrent des créations complexes et étranges, dont un énorme diamant de verre rempli d'eau et contenant une danseuse, un chat sans poil, et la tête encore vivante de Danton. Dans l'un des plus longs chapitres du roman, Canterel présente à ses invités une série de huit tableaux vivants mettant en scène des individus prisonniers d'immenses cages de verre. Par la suite, l'on découvre qu'ils sont en fait morts mais ressuscités grâce à un sérum, la résurrectine, inventé par Canterel et reproduisant des moments marquants de leur existence. Ayant complété le tour du domaine, les invités rentrent à la villa pour y dîner.

F.O.G. est une installation qui, dans le cadre des Bains Numériques, présente le résultat du travail de terrain mené par la compagnie dans le cadre de sa résidence au CDA.

Cette installation croise donc le travail d’ateliers mené auprès de plusieurs groupes d’amateurs depuis deux saisons et le « décor » du lac d’Enghien à l’aune d’une thématique sur le genre fantastique (thématique qui a irrigué notamment les créations de « Entrelacs » et de « Flashville »).


16 janvier 2015 : Création jeune public, M.M.O, pour 3 danseurs

Trio chorégraphique, ce projet déploie une poétique de l’imaginaire servie par une tribu de créatures fantastiques. C’est une mythologie contemporaine qui va interroger le féérique, mettant en scène une recherche plastique et chorégraphique détonante et ludique.

M.M.O., fait la nique aux contes de Perrault dont l’œuvre de Ravel « Les contes de ma mère l’oye » sont inspirés pour faire résonner l’événement féérique dans notre siècle et le déplacer vers des esthétiques résolument pop, tout en laissant trainer sa sensibilité vers l’atavisme tribal des croyances cosmogoniques.

S’émancipant du narratif linéaire, cette galerie de créatures alternera solo, duo ou trio pour une série de danses métamorphosées : saynètes ludiques et oniriques.


M O B Création 2017

M O B c’est la troupe, la compagnie. C’est également amical, collégial. Il y a dans cette pièce une oscillation entre la représentation (tribu, bande, communauté, famille) et la réalité (troupe, compagnie).
M O B est une pièce mise en abîme par une première partie qui (re)-joue la mise en branle du projet, ses sources, les interrogations, les pistes de travail, etc. Cette introduction est également l’occasion de parler, non sans humour, de ce qu’est une compagnie et des difficultés pour mener à bien une production. 


La compagnie Lionel Hoche est en résidence longue au Centre des Arts d'Enghien-les-Bains. Elle reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Ile-de-France au titre de l’aide à la compagnie et du Conseil général du Val d'Oise.

Contact : Claire Puzenat
admin@lionelhoche.com

00 33 (0)6 84 73 82 90
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