Daniel Larrieu

ARTISTE ASSOCIE AU CENTRE DES ARTS POUR 3 SAISONS

Figure marquante de la danse contemporaine française, danseur, chorégraphe, ancien directeur du Centre chorégraphique national de Tours, Daniel Larrieu développe depuis plus de 30 ans un travail de création riche et multiple au sein de la compagnie Astrakan. Auteur de créations comme Waterproof, On était si tranquille, Never Mind, LUX, son écriture chorégraphique se nourrit des arts plastiques, du théâtre, de la musique, du paysage.

Son goût pour les chemins de traverse l’amène à s’aventurer ces dernières années en dehors de la scène, vers d’autres formes esthétiques. C’est ainsi qu’il croise la route du Centre des arts autour du projet d’installation numérique à danser pour les enfants : Flow 612, présenté en juin 2016 dans le cadre de la biennale internationale Bains numériques#9. Les affinités se confirment et le Centre des arts propose alors à Daniel Larrieu une résidence au sein de la maison pour les 3 prochaines années.

Daniel Larrieu poursuivra durant ce temps ses expériences transversales et retrouvera en 2017 la scène avec la création Littéral, un programme en 3 parties pour (ses) 60 balais, qui viendra fêter joyeusement et au pied de la lettre les 60 ans du chorégraphe.

Parallèlement, la compagnie partagera son projet avec les différents publics du territoire à travers un travail pédagogique de fond où 3 grandes directions seront explorées :

• les géographies au travail
Sortir la danse du théâtre en investissant les rues, les jardins, les bords du lac, des lieux de vie…

• l’imaginaire compositionnel
Transmettre un vocabulaire chorégraphique, un répertoire, des chansons de gestes, une écriture à la fois simple et savante du mouvement…

• l’humour et la distance
Créer des échanges entre les générations, construire de nouvelles règles du jeu, inventer une relation à la danse par le dessin, la vidéo, les arts plastiques…

« Devant la course à l’émergence et au jeunisme de la danse, il me parait comme un acte nécessaire de transmission que de rappeler l’importance d’une démarche plus proche des poètes, discrète, bâtie par la seule force du geste et du mouvement en construction, ainsi que de continuer à dépoussiérer de tout ce qui rend aujourd’hui notre monde figé et fixé dans l’image, monde dont on dit qu’il n’a jamais été aussi mobile. » Daniel Larrieu 


A l’occasion du lancement de saison 2016-2017 du Centre des arts, le 20 septembre, Daniel Larrieu présentera au public le film Ice Dream (réalisé par Christian Merlhiot et tourné au Groenland) où un homme danse seul sur une plaque de glace à la dérive. Un témoignage artistique sur les conséquences irréversibles du changement climatique.

BIOGRAPHIE

Né le 23 Novembre 1957 à Marseille, Daniel Larrieu fait ses débuts de danseur professionnel au début des années 1980 avec Wes Howard, Anne-Marie Reynaud et Régine Chopinot. Le deuxième prix au Concours de Bagnolet en 1982, Chiquenaudes, révèle l’originalité de son langage chorégraphique. En une dizaine d’années, il multiplie les expériences, passant des jardins du Palais Royal où il répète, à la piscine d’Angers où il crée Waterproof, tentant à chaque fois de renouveler l’expérience de son écriture dans des rencontres chorégraphiques, plastiques, scénographiques et musicales. Daniel Larrieu traverse ainsi l’aventure de la danse des années 80, ses expérimentations, ses audaces, ses lieux atypiques.
 Il assure la programmation danse du Festival d’Avignon en 1989, carte blanche confiée par Alain Crombecque. De 1990 à 1992, il est créateur associé au Centre d’art et de culture de Marne-la-Vallée, La Ferme du Buisson. Il est aussi invité par de grandes institutions chorégraphiques nationales et internationales : Opéra de Paris Attentat poétique, Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et de Lyon, Ballet de Francfort Jungle sur la planète Vénus, Festival d’Avignon Coda, Festival d’Automne…
En 1994, il est nommé directeur du centre chorégraphique national de Tours. En décembre 1994, il reçoit du Ministre de la Culture le Grand Prix National de la danse. En 1995 il réalise un jardin pour le Festival international des Jardins à Chaumont.
Daniel Larrieu poursuit son travail de chorégraphe dans le cadre des missions du Centre chorégraphique national de Tours – création d’œuvres nouvelles, diffusion nationale et internationale du répertoire, sensibilisation des publics à la danse, accueil et accompagnement de jeunes compagnies, organisation du festival de danse contemporaine Le Choré-graphique.
 Il créé des pièces d’envergure On était si tranquille 1998, Feutre -1999, Cenizas – 2001, mais  aime à chorégraphier de petites formes, danser en solo ou à plusieurs, comme autant d’occasions d’amicales complicités artistiques – Pascale Houbin, Dominique Boivin…
Daniel Larrieu quitte volontairement le centre chorégraphique national de Tours fin 2002 pour retrouver la compagnie Astrakan à Paris. En novembre 2003, il crée N’oublie pas ce que tu devines, pièce pour six interprètes. Il obtient en 2004, le prix de la chorégraphie par la SACD, et réalise cette même année un projet pour jardins, Marche, danses de verdure ainsi qu’un solo dans le cadre du vif du sujet au festival de  Montpellier, action culturelle de la sacd, pour Julie Dossavi, A chaque vent le papillon se déplace sur le saule.
En juin 2006, il reprend Waterproof -pièce aquatique de 1986, au CNDC d’Angers, et crée une nouvelle pièce pour huit danseurs, Nevermind, à la MC2 de Grenoble, repris au Théâtre de la Ville à Paris.

À partir de septembre 2007, il entame un cycle de rendez-vous publics hors-champ de la représentation théâtrale classique. Ce projet est composé d’expériences menées dans des « paysages » spécifiques, bord de mer, espace inter-urbain, jardins… et avec des artistes, toutes  disciplines confondues. Le numéro 0 a été crée au studio de la compagnie en Septembre 2006 et le numéro 1 à l’espace 1789 de St Ouen le 3 octobre 2007. La conférence La danse, j’aimerais bien  mais… sur le paysage chorégraphique est un hors-série de ce travail, complété par un atelier de création radiophonique pour France Culture,  Air de rien en Février 2007.  Création d’un nouvel épisode à Dijon dans le cadre du Festival Entre Cour et jardins Voyage en Drakéole en août 2007, et au Lieu d’art contemporain de Sigean avec Portrait à l’horizon. A l’automne 2008, il travaille pour une chorégraphie pour la pièce Equus de Peter Shaeffer mise en scène par Didier Long au théâtre Marigny, réalise un temps de laboratoire avec le cinéaste Vincent Dieutre à La Ferme du buisson Acte de présence avec petites trouvailles, il est conseillé gestuel pour l’opéra Welcome to the voice au théâtre du châtelet à Paris, avec les chanteurs Sting, Elvis Costello et Sylvia Schwartz… mise en scène par Muriel Téodori. Il reçoit le ‘Bonnie Bird Award 2008′ à Londres en Octobre 2008,  il crée une pièce pour Transitions Dance Company installé au Laban centre sur une musique originale d’Antoine Herniotte Come help me make a forest. Il a crée en mai 2009 Bord de mer pour la nuit des musée au Havre, collaboration avec l’auteur Thierry Illouz. Il crée LUX en Février 2010 à la ferme du Buisson,  Rose, pour la CIP de l’école nationale de danse de Marseille en Mars 2010. Il s’associe au Manège de Reims en collaboration avec le CDC de Picardie l’Echangeur pour les années 2010-2013. Il participe en collaboration avec l’association les Robinsons des Glaces à une expédition ou il danse sur des plaques de glaces à la dérive en Juin pour attirer artistiquement l’opinion publique sur les changements climatique avec le cinéaste Christian Merlhiot et produit une installation et un film ICE DREAM. En 2011-2012, il donne à Sciences Po Paris un atelier sur la composition et la pratique de la danse. Il expose pendant ces même années sous le pseudonyme Daan Larjew un travail de photographie.

Il créée en 2011 avec Pascale Houbin et Dominique Boivin un spectacle autour de danses sur des chansons françaises En Piste.

En 2012, il est acteur-danseur dans la mise en scène de Gloria Paris Divine ou il incarne seul,  les figures singulières et interlopes de Notre-Dame-des-Fleurs de Jean Genet au théâtre de L’Athénée (éd Gallimard).

Il crée pour le VRAC festival de Bruxelles, un format court avec Karelle Ménine De l’air dans tes cheveux en février 2012, une performance écrite autour de photos trouvées-Un duo avec l’auteur Arnaud Bertina pour le festival Concordanse et le WAR de la Roche sur Yon, Sous la peau.

Collaboration avec le metteur en scène Jacques Vincey pour La Vie est un rêve de Calderon en 2012.

Il a participé comme chorégraphe à plusieurs films comme comédien Racines de Cécile Chaspoul en 2012 et Les Prolégomènes d’Haldernablou de Tom de Pékin 2013. Il travaille avec Jérôme Marin et Marianne Baillot à un récital de chansons inadmissibles en décembre 2013 pour la scène nationale d’Orléans L’Àme au diable. Collaboration avec Jacques Vincey pour la production au CDR de Tours de Yvonne Princesse de Bourgogne en septembre 2014, et pour le metteur en scène Guillaume Vincent production de Mimi opéra contemporain de Fréderic Verrieres, au théâtre des Bouffes du Nord en Novembre 2014.

Il a publié chez Acte-Sud, un livre Mémento 1982-2012 qui retrace son parcours avec 200 documents et textes, ouvrage qui donne lieu à une lecture performative Avenir. Il participe activement à la récolte des projets pour la soirée au théâtre national de Chaillot le 19 février 2015 qui fête les 30 ans de l’association des CCN. Il créé avec la promotion 74 de l’ENSATT de Lyon, NUITS le 23 février pour 14 comédiens.

Il a joué le rôle de Daniel dans le film du réalisateur Chilien Nicolas Viléda avec Manuel Gevara Le diable est magnifique.

Il travaille sur plusieurs projets en 2015-2016, une installation numérique à danser pour les enfants Flow 612 , la mise en scène d’un texte de Julie Douart Augustin Mal n’est pas un assassin.

Il retourne vers l’interprétation pour Pierre Pontvianne – là – et pour Thomas Lebrun – Avant toutes disparitions et produira une nouvelle pièce chorégraphique en 2017, pour ces 60 ans autour de trois pièces dansées sous le titre Littéral.

Daniel Larrieu a été de juin 2012 à Juin 2015 administrateur délégué à la danse à la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.

Il enseigne régulièrement à Science-Po Paris et à l’ENSATT à Lyon. Il a reçut le prix national de la danse en 1994 et il est officier des arts et des lettres. Il a terminé en 2008 une formation en psycho-généalogie. Il vit et travaille à Paris.