Power Pixels

Miguel Chevalier

EPUISE

Miguel Chevalier excite notre intérêt et notre imagination sans les ressorts les plus répandus de l’art présent mais en reprenant à son gré les grands propos de l’art de tous les temps : le corps humain, l’activité humaine dans ses déplacements, son industrie, ses communications, les êtres vivants, le paysage urbain, agreste, marin, désertique et tous les lieux possibles et impossibles, comme les planètes interdites des rêveurs d’autrefois. Et tout récemment ces fleurs fractales et ces vagues binaires où se mêlent la pure géométrie et l’agitation biomorphique la plus erratique : tout bouge, tout change, même l’arrière-plan, des polyèdres s’assemblent en structures florales tout à la fois fragiles et obstinées qui croissent, prospèrent, se déploient et se colorent puis meurent en disparaissant ; les colonnes binaires deviennent liquides, se moirent ou se bariolent, coulent et refluent sous les yeux du spectateur, s’animent plus ou moins à son geste, son déplacement ou sa danse et,    même sans sa participation, les chiffres apparaissent, disparaissent, se recouvrent, se tordent, se noient et continuent leur mouvement propre, imprévisible, perpétuellement changeant et éphémère puisque jamais les figures ne se répèteront deux fois. Ces œuvres de Miguel Chevalier nous permettent enfin de suivre, de voir, VOIR, ce qui n’alimentait que de très anciennes rêveries visionnaires. 

Extrait de "Quelques pixels d'histoire" de Serge Fauchereau

ISBN: 
978-2-916639-32-1
Année de parution: 
2013
Prix: 
20€